Un appel vers le coaching

Tout mon parcours de vie me destinait au coaching. À plusieurs moments dans ma vie, j’ai regardé des personnes souffrir autour de moi avec l’envie plus ou moins consciente de leur dire : « Tu sais, tu n’es pas obligée de souffrir autant. »

Parce que moi j’ai souffert et aujourd’hui, je ne souffre plus. Je me sens bien, heureuse et épanouie.

Ma vie a commencé avec un abandon et cette expérience, combinée à d’autres, a fait de moi une personne aux prises avec de grandes difficultés relationnelles et ce, dès mon plus jeune âge.

La vie m’a cependant fait cadeau d’une aptitude qui s’appelle la résilience. Cette capacité de surmonter les épreuves. C’est grâce à elle si j’ai pu me relever épreuve après épreuve.

Un jour, j’ai pris conscience du cheminement et des différentes étapes qui m’ont amenée à être celle que je suis aujourd’hui. Je me suis également aperçue que je possédais un coffre à outils bien rempli. Ainsi équipée et grâce à ma formation en coaching, j’allais désormais pouvoir accompagner d’autres femmes sur ce même chemin.

Une fausse croyance bien ancrée en moi

Pendant une grande partie de ma vie, j’ai vécu avec la croyance que je n’étais pas digne d’amour à l’intérieur de moi.

Le secondaire, notamment, a été une période très difficile pour moi. Première de classe, je vivais constamment dans la peur d’être abandonnée par mes amies. Inconsciemment, j’allais même jusqu’à poser des gestes pour provoquer cet abandon. Ce fut une période assez sombre de ma vie.

À la fin de l’adolescence, mon estime de moi était très faible.

J’étais bien mal partie, disons, pour entretenir des relations amoureuses saines.

Une vie amoureuse pénible

Jusque dans la trentaine, je n’ai jamais été capable d’entretenir une relation amoureuse saine.

Avant ça, ma vie a été façonnée par une succession d’échecs amoureux, une bonne dizaine au moins. Pour faire une histoire courte, j’avais tendance à m’attacher très rapidement dans une relation et même si celle-ci ne durait pas très longtemps (et parfois, ne dépassait même pas le stade de la fréquentation), ça pouvait me prendre des mois à me remettre de la rupture et c’était vraiment très difficile.

Je m’accrochais, je m’acharnais et je n’arrivais pas à penser à autre chose. Mon estime de moi s’effritait un peu plus à chaque rejet De plus, j’étais prise dans un schéma (pattern) qui faisait que plus la personne me rejetait et plus je m’accrochais.

Je ne choisissais pas mes partenaires pour les valeurs ou les intérêts communs, mais bien pour la valeur que ça me donnait d’être avec eux ou les besoins que ça venait combler chez moi.

Je me suis mariée une première fois avec quelqu’un avec qui je n’avais rien en commun, mais qui semblait m’aimer. Avec le recul, je m’aperçois que ce n’était pas de l’amour véritable. Nous nous étions mariés rapidement. Inconsciemment, ce mariage venait apaiser ma peur de l’abandon. Temporairement cependant, puisque nous avons divorcé peu de temps après.

Étrangement, c’est moi qui aie mis fin à cette relation qui a duré 3 ans au total.

Le relèvement

Au début de ma relation avec mon premier mari, j’avais entrepris une thérapie pour améliorer mon estime de moi. Bizarrement, ce sont des difficultés dans mon milieu de travail qui m’avaient amenée à consulter.

Peu importe la raison, il faut retenir que cette thérapie a suffisamment contribué à rehausser mon estime de moi pour demander le divorce.

Par la suite, j’ai vécu encore une ou deux relations difficiles avant de vraiment me prendre en main.

Ce qui a vraiment constitué l’élément déclencheur de la véritable transformation qui s’est effectuée en moi a été ma peur de ne jamais avoir d’enfants. Ce désir profond d’être mère a fait en sorte que je me suis véritablement prise en main et que j’ai travaillé extrêmement fort sur moi.

Je me suis dit que chaque seconde que je perdais à pleurer ou à être en couple avec la mauvaise personne, c’était des secondes qui m’éloignaient de mon objectif. Alors, la gestionnaire de projets en moi a pris le dessus : je me suis fixé des objectifs à atteindre, j’ai fait un plan d’action et je suis allée chercher les ressources nécessaires pour y arriver.

À partir de ce moment-là, non seulement ma vie amoureuse a complètement changé, mais ma vie en général. Je suis passée du statut de la victime qui subit les événements à celui de la femme qui prend sa vie en main.

Quand on parle d’avoir du pouvoir sur sa vie, c’est ça la transformation qui s’est effectuée en moi. Depuis ce temps, je prends les moyens pour vivre la vie que j’ai envie de vivre, être heureuse et totalement bien avec moi-même.

Un mariage heureux

Ma première véritable relation saine est celle que j’ai entretenue pendant 10 ans avec le père de mes enfants. C’est grâce au travail que j’ai fait sur moi que j’y suis arrivée.

Ça a été une relation basée sur des valeurs communes, sur une passion partagée pour le plein air, sur le plaisir d’être ensemble, sur des projets communs tel que celui de vouloir faire découvrir et apprécier le plein a